Parmi les sorties de septembre, deux autres albums prennent eux aussi appui sur l’Histoire.
«Le Pavé Originel» raconte avec...
«Je suis fasciné par la mer, les rivages et l’atmosphère que l’on y rencontre», dit Séra. En prenant le large...
«Clandestine» est d’une tout autre veine: un dessin enfantin signé Marc-Renier et un récit autobiographique de Virginie...
Les secrets de famille sont une source d’inspiration inépuisable pour la littérature. La bande dessinée n’y échappe...
L'enfer! En 16 pages, agrafées au beau milieu du n°3746 du magazine Spirou, une trentaine d'auteurs résument avec humour leur festival à Angoulême. Sans être psy, on devine derrière toutes ces courtes histoires un grand traumatisme. Entre le fan qui a des exigences irréalistes, le chasseur de dédicaces et le planning surchargé des auteurs, vraiment, la vie pendant le FIBD ressemble à l'enfer !
«Il y a un côté sado maso pour l'auteur de BD», plaisante Frédéric Niffle. Le rédacteur en chef du magazine BD qui bat tous les records de longévité - il est édité depuis 1938 - explique: «C'est à la fois valorisant et traumatisant. Valorisant de rencontrer les gens qui aiment votre travail. Mais je connais aussi beaucoup d'auteurs qui ont peur d'avoir autant de gens devant eux.»
Chester traduit ce sentiment en représentant un auteur ivre dans un bar qui finit par massacrer un fan à coups de crayon. Cha, lui, imagine carrément une séance de dédicace qui tourne à l'émeute. Besseron résume à lui seul toute la complexité de la situation en représentant les auteurs de BD en ours ou en homme des cavernes Un numéro spécial BD, qui se veut donc avant tout un recueil de petites anecdotes plutôt drôles.
Pour Frédéric Niffle, en charge de Spirou depuis 2008, évidemment, le festival de la BD d'Angoulême est un rendez-vous important. «Ça nous offre une grande visibilité. Angoulême rassemble plus de 200.000 visiteurs, c'est plus que le salon du livre à Paris, compare le rédacteur en chef. Et c'est l'occasion de réunir tous nos auteurs qui sont éparpillés dans toute la France et qu'on voit peu. Aujourd'hui, tout se passe par mail.»
Spirou pourra en plus parader à Angoulême en vendant à la criée ce numéro spécial. Depuis six mois, les ventes repartent à la hausse. Le magazine franco-belge touche 250.000 lecteurs chaque semaine.
Spirou, aujourd'hui, c'est une centaine d'auteurs qui collaborent régulièrement. Avec des pointures comme Lewis Trondheim. «Nous avions déjà travaillé ensemble», raconte Frédéric Niffle, qui est aussi éditeur de BD et donc n'hésite pas à se servir de son carnet d'adresses pour étoffer le contenu du magazine.
Mais il y a aussi des petits nouveaux. «Spirou est plutôt un journal d'éditeur. Nous sommes un tremplin de visibilité pour les jeunes auteurs.» Alors, Frédéric Niffle essaie d'être attentif aux talents émergents de la planète BD. «Un auteur de talent, il va forcément être repéré.» Après, il faut que son travail soit en corrélation avec la ligne éditoriale de Spirou. C'est comme ça qu'il a découvert, par exemple, Fabrice Tarrin et son personnage Maki, à travers le blog de l'auteur.
Alors le festival, c'est aussi l'occasion de rencontrer de nouveaux talents. Enfin, si son planning lui en laisse le temps.
Retrouvez demain dans CL, les «bonnes feuilles»
de «Spirou» spécial Angoulême.